Le plaquiste arrive entre le maçon et le peintre. C’est lui qui dessine les pièces, cache les gaines, redresse les murs et pose les plafonds. Son travail disparaît sous la peinture, sauf quand il est mal fait.
Le travail d’un plaquiste, en clair
Le plaquiste, ou plâtrier-plaquiste, monte des cloisons, habille les murs de doublages et pose plafonds et faux plafonds en plaques de plâtre. Il fixe d’abord une ossature métallique, des rails au sol et au plafond et des montants verticaux, puis il visse les plaques. Viennent ensuite les bandes et l’enduit sur les joints et les têtes de vis, jusqu’à une surface prête à peindre.
Il glisse aussi l’isolant dans les doublages, réserve le passage des gaines et pose les trappes de visite : c’est l’artisan qu’on appelle pour poser du placo, d’une cloison seule à tout l’intérieur d’une maison.

Bandes et enduits : la finition qui se voit
Un joint de plaques se traite en plusieurs passes : enduit, bande noyée, puis une ou deux couches de finition, poncées entre chacune. Sous une lumière rasante, c’est là qu’on juge le travail : ni bourrelet, ni ombre, des angles droits et nets.
Cloison placo et pose placo : quelle plaque, où
Toutes les plaques ne se valent pas. La plaque standard suffit dans un séjour ou une chambre. Dans une pièce d’eau, on pose une plaque hydrofuge, qui supporte l’humidité ambiante sans être étanche pour autant : la zone de douche reçoit en plus une protection à l’eau sous le carrelage. Entre deux chambres ou contre un mur mitoyen, une plaque phonique et un isolant dans la cloison atténuent les bruits.
| Plaque | Usage | À savoir |
|---|---|---|
| Standard | Cloisons et plafonds des pièces sèches | La plus posée, souvent appelée BA13 |
| Hydrofuge | Salle de bain, cuisine, buanderie | Résiste à l’humidité, ne remplace pas l’étanchéité |
| Phonique | Chambres, murs mitoyens | Associée à un isolant dans la cloison |
| Haute dureté | Couloirs, pièces de passage | Résiste mieux aux chocs |
| Feu | Garage, local technique, gaine | Selon les exigences de sécurité du lieu |
La cloison placo sur ossature reste la façon la plus courante de redistribuer une maison : elle est légère, ce qui compte sur un plancher en bois, elle se monte vite et se démonte sans gros œuvre. Pour suspendre un meuble haut ou un chauffe-eau, des renforts se prévoient dans la cloison avant de la refermer.
Plaquiste 47 : du bâti ancien aux pavillons
Le Lot-et-Garonne mêle plusieurs façons de bâtir. Dans les vallées de la Garonne et du Lot, la brique est partout ; sur les plateaux du Haut-Agenais et du Pays de Serres, la pierre calcaire ; dans les vieux centres comme Nérac ou Villeneuve-sur-Lot, le pan de bois. Autour d’Agen, de Marmande ou de Tonneins, les pavillons récents posent d’autres questions : cloisons minces, isolant tassé.
Les murs anciens de pierre ou de brique
Un mur ancien en pierre ou en brique pleine respire : il absorbe l’humidité, puis la rend. Le doubler d’un isolant étanche collé directement contre lui peut enfermer cette humidité, avec taches et moisissures à la clé. Sur ces murs, on préfère une ossature décollée de la paroi, avec une lame d’air ou un isolant perméable à la vapeur, et on traite d’abord les remontées d’humidité s’il y en a.

Granges, séchoirs et maisons de maître
Dans les campagnes du département, des granges et de vieux séchoirs deviennent des maisons. Les volumes sont hauts, les murs irréguliers : des plafonds suspendus ramènent la hauteur à l’échelle d’une pièce, des doublages redressent les murs et cachent les réseaux neufs.
Les pavillons
Dans un pavillon, on redécoupe souvent l’espace : abattre une cloison pour agrandir le séjour, en monter une pour gagner une chambre. Avant d’abattre, on vérifie que la cloison ne porte rien ; si elle est porteuse, le chantier passe par un maçon, voir la page maçon Lot-et-Garonne.
D’Agen à Marmande : se déplacer dans le département
Agen, Le Passage, Boé, Villeneuve-sur-Lot, Sainte-Livrade-sur-Lot, Marmande, Tonneins, Nérac, Fumel, Casteljaloux : la route compte, car un chantier de plâtrerie se fait en plusieurs passages, le temps que l’enduit sèche. Indiquez votre commune : l’entreprise partenaire vous dit si elle intervient chez vous.
Entre le maçon et le peintre
Le plaquiste intervient une fois la maison hors d’eau, les menuiseries posées et les réseaux en attente. Après lui viennent le carreleur et le peintre en bâtiment Agen : un joint bien fini leur épargne des heures de reprise.
Ce que le devis doit préciser
Pour comparer deux devis de plaquiste, regardez :
- les surfaces de cloisons, de doublages et de plafonds, séparées ;
- le type de plaque pièce par pièce et l’ossature prévue ;
- l’isolant, son épaisseur et sa résistance thermique ;
- le pare-vapeur et le traitement de ses raccords ;
- le niveau de finition des joints, prêt à peindre ou non ;
- les renforts, les trappes et les réservations ;
- la protection du chantier et l’évacuation des chutes.
Au fil des questions
Les questions qui reviennent
C’est quoi le travail d’un plaquiste ?
Monter cloisons, doublages et plafonds en plaques de plâtre, y intégrer l’isolant et finir les joints : il rend des surfaces prêtes à peindre ou à carreler.
Quel artisan pour poser du placo ?
Le plaquiste, ou plâtrier-plaquiste. Sur un chantier plus large, une entreprise de rénovation peut s’en charger et coordonner les autres métiers. Pour une simple cloison, un plaquiste seul suffit.
Comment reconnaître un bon plaquiste ?
À ses joints : regardez un chantier terminé avec une lampe tenue de biais. Un bon plaquiste pose des questions sur l’humidité, les réseaux et l’usage des pièces avant de chiffrer, détaille son devis et fournit son attestation d’assurance.
Quel est le tarif moyen d’un plaquiste au m² ?
Il n’existe pas de tarif unique. Le prix dépend de la surface, du type de plaque, de l’isolant, de la hauteur sous plafond, du nombre d’angles et de découpes, et du niveau de finition demandé. Un petit espace plein de recoins coûte plus au mètre carré qu’un grand mur droit.






